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 L'histoire d'un empereur maudit

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Valerius Wulfen

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MessageSujet: L'histoire d'un empereur maudit   Jeu 29 Oct - 16:17

cette histoire est fictive , la plupart des choses arrivées dedans ne sont jamais arrivées dans la réalité
par ailleurs, cette histoire compte être particulièrement gore durant les combats , avis aux âmes sensibles avec trop d'imagination, ne lisez pas cette fiction!
Prologue :

1 Janvier de l’an de grâce 1515  

Cathédrale de Telra, capitale de l’empire Criméen

L’intérieur de l’église était tout simplement sublime, un tapis rouge écarlate, brodé d’or et d’argent recouvrait l’allée principale constituée de dalles blanches, les pierres étaient toutes blanches, la cathédrale était blanche en elle-même, les murs, les dalles, les bancs en pierre, tout. Les grands vitraux laissaient passer une lumière argentée du fait de leur coloration bleue et argentée, cela éclairait la salle d’une étrange façon, mais ce n’était guère désagréable, malgré la blancheur des lieux, on aurait cru être en pleine nuit. Tout le monde se tut alors, les portes d’argent s’ouvrirent alors, et le prince entra dans la salle. C’est alors que je me rendis compte d’une chose, le contraste qu’il offrait avec la salle. Il portait une grande cape noire liserée d’argent brillant comme les étoiles, des pierres précieuses étaient incrustées dans les broderies, la lumière venait s’y refléter et rendait absolument impossible de le regarder trop longtemps sans se faire mal aux yeux, il portait des bottes noires en cuir, sa cape se souleva alors un instant et tout le monde vit son armure de couleur noire incrustée d’onyx sombres ,il avait deux yeux bleus clairs comme de la glace , ainsi que des cheveux noirs comme la poix, et aussi… il avait une peau aussi blanche que la neige, une peau trop pale pour être réelle, et pourtant… nul n’aurait pensé à ce moment-là qu’il puisse être si jeune, le fait était qu’il avait dix-sept ans, seulement dix-sept ans … son père était mort en campagne , et sa mère morte d’une maladie étrange , il était le seul héritier de sa famille, le seul ayant le droit de diriger.

Il avança à pas mesuré sur le tapis jusqu’au prêtre et s’agenouilla devant lui sans qu’on ne demande quoi que ce soit, sa longue cape traînait deux mètres derrière lui, deux pages en tenait les extrémités, ces deux pages étaient bien différents de lui, leur peau était certes blanche, mais leurs cheveux et leurs yeux était de couleur différentes, les cheveux étaient blancs, leurs yeux étaient rouges, ils souffraient d’un mal que je ne connaissais que par les livres, ils souffraient d’albinisme , je ne savais guère pourquoi ils étaient ainsi ou pourquoi ils avaient été choisis comme pages, mais certains racontaient que l’empereur les avait choisis lui-même . Chose très étrange mais qui suis-je pour remettre en cause le futur empereur ? Le prêtre récita les litanies habituelles des couronnements , les paroles de circonstance, et puis vint la partie qui n’appartenait qu’à cette empire, c’était pour cela que j’étais là, pour connaître cette partie que aucun autre roi ne connaissait     
 
-Jurez-vous de protéger ce pays et ses habitants, par la force de votre lame, de votre plume et de votre âme ?                                                                                                                                                                                                                         
-je le jure ! répliqua le prince sans réfléchir à quoi que ce soit, sa voix n’était guère celle d’un roi, c’était celle d’un jeune garçon plein d’énergie et qui ne supportait pas d’être remis en question                                                                                                                 
-jurez-vous de rester fidèle à vos engagements , pour aujourd’hui et à jamais ?
-je le jure ! continua l’intéressé sur le même ton que précédemment                   

-jurez-vous que vous êtes prêt à tous les sacrifices pour conserver ces terres ?                                                                                     
-je le jure…. Le prêtre prit cérémonieusement la couronne d’argent, et la déposa sur la tête du prince                              
 –Agenouillez-vous devant l’empereur Valerius Wulfen, second du nom ! héritier légitime de la couronne de Crimée et élu de dieu !

L’empereur se releva , et nous nous sommes tous agenouillés sans attendre, tous le voyaient réjouis, un grand sourire aux lèvres , il m’a semblé être le seul qui voyait qu’il regardait par-dessus toutes les personnes pour n’en fixer qu’une seule , une seule  , une seule et unique personne dans le fond de la salle , je la reconnu alors en me retournant , ses cheveux rouges comme le sang, sa peau blanche , plus que celle de l’empereur nouvellement couronné , son sourire caractéristique montrant ses deux crocs qui dépassaient de sa bouche , ses yeux rouges sang … Elle se nommait Elicia Bloodheir, et elle était duchesse de Transylvanie, et accessoirement, l’amie d’enfance de l’empereur, et aussi , selon certaines rumeurs, sa future femme .
Finalement la cérémonie se termina dans le calme , et l'on organisa un grand banquet, je n'étais bien sûr qu'un envoyé du saint-empire romain germanique , mais j'y étais invité , par pur principe, et aussi car j'étais membre de la noblesse . Cependant au cours de la soirée, un messager arriva, à voir ses couleurs , de Moscovie, un autre arriva peu après, un messager de l'union de Pologne-Lituanie , puis un dernier , un messager venant de l'empire Ottoman. Chacun remit une lettre cachetée à l'empereur alors qu'il dansait avec la duchesse Elicia , il finit tout de même la danse et alla chercher un verre de vin avant de venir se saisir des lettres, les messagers s'agenouillèrent mais il les releva immédiatement , puis lut les lettres une par une, au début je crus que c'était de simples messages , des banalités, mais quand le visage de l'empereur fut plein de colère et tordu par la rage, je compris que ce n'était rien de tout cela . Il écrasa son verre dans sa main, faisant sursauter tout le monde, ses gardes du corps en armure noire coururent vers lui mais il les écarta d'un revers de la main
-mon seigneur , vous êtes blessé! répliqua le plus haut gradé des gardes                                                                                                   
-Démos , n'approche pas, ou je te renvoie sur le champ au rang de soldat
-je me fiche de cela mon seigneur! il continua à se rapprocher mais l'empereur recula , i baissa les yeux et dit d'une voix emplie de colère
-convoquez mes généraux... apportez moi du papier et une plume avec de l'encre, quand à vous tous, continuez à vous amuser, que cela ne trouble pas mes invités, veuillez tous me pardonner... L'empereur se courba respectueusement , et sortit avec ses hommes , l'activité dans la salle repris peu à peu son train de vie normal , mais tous étaient choqués par une chose qui restait au sol, le verre brisé , tâché du sang de l'empereur . Je ne connaissais pas le contenu de ses lettres, mais cela devait être de bien mauvaises nouvelles...

(je tiens à signaler que le monde dans lequel se passe cette histoire est légèrement différent du vrai monde, l'Europe est plus grande que normalement, et de nouvelles nations sont nées plus tôt que prévues)


Dernière édition par Valerius Wulfen le Sam 31 Oct - 12:36, édité 1 fois
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Heolnoz

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MessageSujet: Re: L'histoire d'un empereur maudit   Jeu 29 Oct - 17:51

Et la suite? Moi j'aime bien, et si tu me promets que la plèbe n'est pas maltraitée, je pourrai envisager de ne pas fomenter de révolte paysanne, promis.
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Valerius Wulfen

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MessageSujet: Re: L'histoire d'un empereur maudit   Jeu 29 Oct - 18:23

(je vais mettre la suite , calme! je vais l'écrire bout par bout , mais attend un peu)

2 Janvier de l'an de grâce 1515
 Mes yeux s'habituaient doucement à la lumière qui venait d'envahir la chambre luxueuse dans laquelle je logeait , je me levais doucement , m'habillant calmement quand soudain, un garde ouvrit la porte , ce garde était un des gardes du corps de l'empereur lui-même, un membre de la garde impériale
-Wegner Freheit?
-oui , c'est moi, que se passe t-il? j'étais légèrement angoissé en voyant ce guerrier en armure lourde
-l'empereur vous demande , immédiatement, finissez de vous habiller et suivez moi
-l'empereur veut me ...
-oui, dépêchez vous! L'empereur n'aime pas attendre! je m'habillais en vitesse, et je me dépêchais de le suivre après avoir mis mon épée bâtarde à ma ceinture , je suivais le soldat de la garde impériale dans les couloirs de pierre grise du château , nous sommes montés jusqu'au cœur du donjon rectangulaire , et nous sommes arrivés dans une grande salle circulaire, au milieu reposait une carte de la Crimée et des voisins directs ainsi que de quelques pays épars plus loin, la taille impressionnante de cette carte tenait au fait qu'elle était très détaillé, on voyait chaque axe maritime et terrestre, les points stratégiques. sur la carte reposait également des pions représentant les armées de la Crimée ainsi que les positions supposées des armées de.... Moscovie, de Pologne et de l'empire Ottoman , l'empereur était présent là , en face de la carte, équipé d'une lourde armure noire , un casque à ailettes argentées et noires. Il me regarda, et j'en fus glacé d'effroi, ses yeux me transpercèrent de
part en part puis soudain , il me sourit comme un enfant, et me lança un regard amical.
-Bonjour Wegner , je suis Valerius Wulfen , et j'aimerais savoir certaines choses ...
-monseigneur... je ... je m'agenouillais devant lui mais il posa sa main sur mon épaule
-pas de ça ici, relève toi, j'ai besoin de savoir certaines choses sur les ottomans et sur les polonais
-monseigneur...pourquoi ? que se passe t-il? demandais-je en me relevant , il me regarda et dit
-ils demandent des territoires dans les meilleurs des cas, et dans les pires, demandent que je leur prête serment d'allégeance et que je leur confie tout l'empire de crimée
-monseigneur, vos forces ne peuvent arrêter ces trois pays, je ne le sais que trop bien , même mon pays a du mal à les repousser ...
-je me fiche de vos conseils sur ce sujet... parlez moi de tout ce que les forces polonaises et ottomanes ont comme atout , et leurs faiblesses... mon père n'a pas jugé bon de consigner tout cela...
-je vais tout vous dire alors... j'ai commencé à parler sans m'arrêter , je ne sais combien de temps j'ai parlé stratégie avec ce jeune empereur , mais j'ai su deux choses, parler avec lui fais passer le temps très vite, sans que je ne m'en rende compte, nous avons passé toute la journée dans cette salle, entouré des mêmes gardes, servis par les mêmes servantes , et nous n'avons pas cessé de parler stratégie, j'ai confié que je ne savais rien des force russes hormis quelques détails, il m'a déclaré que cela n'était pas grave... et la seconde chose que j'ai apprise avec lui, c'est que je pense que j'étais devenu son ami, il ne me lançait plus le même regard à la fin de la journée , il me regardait comme ... un égal? c'était peut être cela, ou peut être pas, je n'en sais rien .
-seigneur , il se fait tard. déclara soudainement un des gardes
-oh... effectivement... la lune est pleine ce soir, je vais aller l'observer
-je vais prendre congé monseigneur déclarais-je alors
-Wegner ? je veux que vous soyez dans mon entourage pour la campagne qui s'annonce
-bien.. bien sûr monseigneur.... je me suis courbé devant lui et je suis sorti de la salle, incertain, moi? dans l'entourage de l'empereur de crimée? mais pourquoi? je ne comprenais pas... non je ne comprenais pas ... tout était obscur pour moi, mais je sus une chose, la guerre qui s'annonçait allait être sanglante, et tout les camps n'en sortiraient pas indemnes
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Valerius Wulfen

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MessageSujet: Re: L'histoire d'un empereur maudit   Jeu 29 Oct - 20:56

4 Janvier de l'an de grâce 1515
J'ai été convoqué près de la porte principale nord , c'était aujourd'hui: Nous partions en campagne. Auparavant, un valet m'avait dit que l'empereur m'avait offert un présent de taille, je ne fus pas dessus de ce présent quand j'étais entré dans ma chambre. Une armure lourde était posé là , sur un râtelier, une grande épée bâtarde scintillait sous les rayons du soleil que laissait passer la fenêtre ouverte .Et le plus important, la broche ... elle était posée sur une cape d'une matière que je n'avais vue qu'en de très rares occasions, c'était de la soie , une soie douce et fine, quand à la broche, elle était faite d'argent et d'onyx, elle représentait la tête de loup si significative de la famille Wulfen, pourquoi un tel présent? j'en restais ébahi, mais je ne résistais pas longtemps à l'envie de la mettre , et avec l'aide du valet , je la mis le plus vite possible, ce qui dura tout de même une demi-heure. Une fois entièrement équipé, je ressemblais à une garde impérial , l'armure était lourde, mais elle permettait des mouvements que je ne pouvais exécuter autrefois avec mon armure de fabrique suédoise, quand à l'épée , elle était , elle , très légère, trop légère pour que ce soit réel, elle ne pesait pas plus lourd que ma plume.
-elle a été forgée dans la meilleure forge du royaume par les forgerons faisant l'équipement de l'empereur, vous ne trouverez aucune meilleure lame dans toute l'Europe , la seule rivalisant avec est une épée qui vient de l'est forgée par les Japonais expliqua le valet
-Les japonais ?
-oui , c'est un peuple lointain, situé bien à l'est d'ici, le père de l'empereur s'est autrefois lié d'amitié vaec des chefs japonais, et l'empereur de chine
-vrai.. vraiment?
-oui, d'ailleurs, suivez moi, l'empereur vous as gardé un autre présent.  J'ai suivi le valet jusqu'aux écuries où j'ai découvert un magnifique pur-sang à robe blanche immaculée , un cheval puissant , harnaché avec une selle et des rênes de couleur grise, comme ceux des gardes impériaux, le valet m'a aidé à monter dessus et plus je la portais , plus je trouvais l'armure légère , en tout cas, une fois sur le cheval et les deux pieds dans les étriers, je ne me suis jamais senti aussi bien, ce cheval était magnifique , et surtout, il obéissait au doigt et à l'œil, je fis plusieurs tours avec dans la cour intérieure des écuries. Ce cheval devait être un cadeau de Dieu, je n'avais jamais vu de cheval aussi rapide ou aussi puissant , il me portait sans effort, je songeais que j'allais le mettre à rude épreuve durant cette campagne . En tout cas, c'est ce que je pense encore maintenant, alors que je suis sur le point de partir
L'armée était organisée avec une discipline de fer, et .. j'avais une impression étrange, chaque homme ici, chaque soldat , obéissait pas parce qu'il y était forcé, mais parce qu'il le voulait, une aura de confiance absolue allait vers l'empereur, chaque homme ici était convaincu du bien-fondé de cette campagne militaire et tous étaient prêts à se sacrifier pour l'empire
-Wegner! me héla alors l'empereur, quand je me suis retourné, j'ai compris pourquoi chaque homme lui faisait confiance, son cheval était un pur sang noir avec une robe soyeuse , les rênes était d'argent, et l'empereur lui-même faisait bonne figure, il portait son casque et la même armure qu'hier, son épée était situé à sa gauche , pour pouvoir être prise aisément par sa main droite, et sur le côté gauche de son cheval reposait ... une épée , une épée? non! c'était un espadon, non , une claymore! une claymore énorme , aussi longue que son étalon qui faisait bien deux mètres de long. Je me rapprochais de plus en plus et je courbais la tête en arrivant à son niveau, à côté de lui se tenait
ses généraux et bien sûr , sa garde personnelle en armure d'argent et d'onyx.
-Monseigneur, quel est le plan? demandais-je timidement . Il fallait dire que tout les généraux avaient voté pour m'exclure du conseil de guerre , et Valerius s'y était plié, il me répondit
-L'armée principale que je vais commander personnellement va intercepter les polonais et les russes, quand aux autres généraux , ils s'occuperont de la flotte ottomane, et dans le pire des cas , de rejeter à la mer leur armée qu'ils débarqueront
-nous sommes en large infériorité numérique cependant
-mais la qualité de mon armée est cent fois supérieure à la leur
-certes....
-En avant! cria t-il alors , lançant son cheval au galop tout les généraux furent abasourdis par un tel acte de l'empereur, seuls quatre gardes impériaux ne perdirent pas pieds et le suivirent tout de suite, je fus le suivant à me reprendre et à le suivre sur le cheval qu'il m'avait offert . Nous chevauchâmes longuement, je voyais l'armée se séparer en trois branches distinctes, la plus grande était la notre, la seconde partait vers le sud , et la troisième semblait se diriger vers l'intérieur des terres, je vis également des messagers partir à toute allure vers le nord et le sud-ouest .C'est ainsi que j'entamais ma première campagne au sein d'une armée non-germanique
8 Janvier de l'an de grâce 1515
Nous avons atteint la Wizna! ce fleuve marquant la limite entre Pologne et Crimée, l'armée put enfin se reposer quelques temps , l'approvisionnement était bon, les repas étaient pour la plupart frugals, mais la viande était partagée entre les soldats normaux, pas seulement pour les généraux ou les soldats d'élite , c'est aussi ce qui m'a surpris, tout les soldats s'entendaient bien, à croire que l'on voyait un grand groupe d'ami qui se connaissait depuis toujours , je finis par être interpellé par un groupe de cavaliers , ils cherchaient un quatrième joueur aux cartes , j'ai accepté, cependant... je ne suis pas très fort et en quelques tours, j'avais perdu , heureusement, c'était uniquement pour passer le temps et on en mettait rien en jeu , sinon, j'aurais perdu beaucoup de chose, a nuit commença à tomber , et l'on vint me chercher pour m'indiquer où dormir, je possédais une grande tente rien que pour moi avec un feu au milieu , le froid n'était plus un problème, je me déséquipais seul avec des difficultés mais cela ne fut pas infaisable vu que je l'ai fait, je finis par m'endormir calmement sur le lit , bercé par de magnifique rêves .
9 Janvier de l'an de grâce 1515
Ce matin-là , tout paraissait calme au premier abord, puis une fois sorti de ma tente , ce fut le branle-bas de combat, quand je demandais ce qui se passait à un soldat passant par là, il me répondit en une seule phrase
-les russes et les polonais sont sur l'autre rive! Je me suis tourné vers l'autre rive et j'ai vu les centaines, non, les milliers de fanions de l'armée russo-polonaise, j'ai regardé l'armée impériale, je n'ai eu besoin que de quelques instants pour comprendre que si l'armée ne s'organisait pas rapidement, nous serions écrasés en quelques heures.

(à suivre...)
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Valerius Wulfen

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MessageSujet: Re: L'histoire d'un empereur maudit   Sam 31 Oct - 13:48

je conseille d'écouter cette musique  https://www.youtube.com/watch?v=CUhvGut8C3M  et de mettre à 2:32 quand vous arriverez au niveau du mythique "chargez"
-non... murmurais-je , c'était impossible, nous allions être écrasés! les russes traversaient déjà la rivière par le pont du village de Freheit, situé à trois kilomètres de là,il était impossible de traverser à gué, mais pour moi tout était perdu, tout, absolument tout était...
-SOLDATS! Que vous arrive t-il?! je croyais que vous saviez ce que vous aviez à perdre en cas de défaite! votre maison, votre identité, votre famille! reformez les rangs! regagnez vos régiments! C'EST UN ORDRE! hurla soudainement l'empereur, je l'ai regardé, toute l'armée l'a regardé, nous étions muets d'admiration devant lui, il se tenait sur un promontoire rocheux , entouré de deux hommes portant des bannières qui claquaient tellement le vent était fort , son armure noire et argentée le faisait ressembler à un chevalier de la mort, ces mythiques guerriers à la recherche des adversaires les plus forts sur les champs de bataille afin de s'approprier leurs âmes , sa capa noire flottait comme des ailes noires dans son dos, il resserra sa prise sur les rênes et son cheval se cabra soudainement, et l'empereur le maîtrisa , le forçant à se remettre au sol, il regarda toute l'armée, chaque homme sentit son coeur s'arrêter pour rebattre à nouveau plus fort, et l'empereur cria
-qu'est ce que vous attendez ? une invitation? EN FORMATION! l'armée forma à nouveau les régiments après s'être équipé en un temps record , j'attirais deux valets dans ma tente , et ils m'aidèrent à mettre mon armure et à me faire monter à cheval , je m'élançais aux côtés de l'empereur, il me regarda arriver du coin de l'oeil puis tourna ses yeux vers le champ de bataille, vers la plaine entre son armée qui se formait et l'armée russo-polonaise, leurs bannières flottaient au vent, les forces impériales se mirent en formation, opposant un mur de piques et de bouclier rectangulaire en fer noir, je n'avais jamais vu une armée si bien équipée, chaque homme portait une armure intégrale, cuirasse, gantelets , solerets et haume, tout y était, épée , bouclier et pique ne formaient plus q'un seul ensemble impénétrable, les arbalétriers derrière armèrent leurs armes et se tinrent prêts à tirer, il formaient une centaine de colonne de quatre rangs espacés les uns des autres de un mètre , la cavalerie quand à elle faisait un mouvement sur l'aile droite, venant se masser au bas du promontoire rocheux où nous étions, l'empereur leva le bras , et des cavakiers arrivèrent , portant une armure légère , le cheval était le plus déchargé possible, c'étaient des messagers pour transmettre les ordres, il leur transmit des ordres clairs qu'ils s'empréssèrent d'aller transmettre aux forces en contrebas, l'armée russe se rapprocha alors, suivie de l'armée polonaise , les impériaux se figèrent, il n'y avait plus que deux cents mètres entre eux et les russes, je sortais mon épée , la serrant de toute mes forces dans ma main droite, l'empereur me fit signe de me calmer , et ordonna à un jeune soldat de s'avancer, il portait un arc long , deux autres hommes ramenèrent un brasier , et le jeune archer enflamma la pointe de sa flèche qui était enduite de poix, l'empereur leva le bras, les russes se rapprochaient encore, plus que cents mètres 
-seigneur! ils ...
-LA FERME! me rabroua t-il avant de se reconcentrer sur l'armée ennemie,
-MAINTENANT! l'archer décocha sa flèche, la flèche arriva en face de l'armée ennemie, l'infanterie s'abaissa se mettant à genoux, et les arbalétriers du premier rang décochèrent leurs carreaux, le premier rang russe s'écroula, puis le second rang d'arbalétriers tira alors que le premier rang partait vers l'arrière en passant dans les espaces entre les colonnes, et cela recommença jusqu'à ce que les arbalétriers aient tous tirés deux fois
-Wegner, je te charge de la cavalerie
-quoi? mais monseigneur je ... 
-il est trop tard pour cela, quand les polonais nous auront chargés également, prends les de dos
-mais..
-obéis et nous survivrons , désobéis et si je survis, je te tiendrais pour responsable de la défaite, il sortit son épée , et descendit de la butte avec la garde impériale, les arbalétriers le laissèrent passer , s'écartant puis l'infanterie fit de même en se relevant
-CHARGEZ!!!! hurla t-il , l'infanterie le suivit bravement, étendards et lances abaissées en avant, la garde impériale et ses fanions perçants abaissés ouvrirent une brèche dans les rangs russes, et l'infanterie ruina le front russe à coups de lances , les deux armées entrèrent en collision, les lances empalèrent plusieurs hommes, les haches fendirent des crânes en deux , répandant du sang sur les guerriers combattant à côté , les soldats furent renversés par les chocs forntaux, certains furent piétinés chez les russes,  dans l'empire, de nombreux furent transpercés par une lame ou une hache russe, le combat prit toute son ampleur, je voyais des soldats tomber , d'autres qui tuaient , tranchant des gorges et des ventres, un soldat attira mon attention, l'empereur lui-même , son cheval venait de tomber, transpercé par une hallebarde, l'empereur se releva et dégaina la claymore sur la cadavre de son cheval , il était entouré de partout, mais il se défendait, un russe l'attaqua par derrière, il se retourna et lui trancha a tête d'un coup fluide pusi attrapa la lance d'un russe et la fit plonger dans la ventre d'un autre, il trancha ensuite en deux un guerrier russe, faisant se déverser ses entrailles sur le sol, l'empereur marcha sur les entrailles de ce guerrier et tua celui juste à côté , soudain , une lance passa à travers les plaques de l'armure de l'empereur et s'enfonça dans sa hanche , l'empereur ne dit rien, il n'hurla pas, il attrapa la hampe et la brisa d'un coup de sa claymore, puis il trancha la gorge du soldat lui ayant fait cela d'un seul coup d'épée, il s'abaissa et évita un coup de hache puis se releva et enfonça son arme dans le ventre d'un autre russe, un guerrier russe arriva alors et le frappa à la tête avec le pommeau de son épée, son casque tomba et il tomba à genoux , il aggripa son épée à deux mains et fit une rotation sur lui-même , tranchant la tête du soldat, l'empereur était à présent couvert de sang, et toujours seul dans les rangs russes, ses hommes étaient à quelques mètres derrière , tailladant les russes comme de l'herbe, les polonais n'intervenaient pas encore, attendant que l'infanterie soit réellement épuisée pour charger avec leurs redoutables hussards ailés je les voyaient clairement du promontoire, ils allaient charger , ils chargeaient , nous pouvions intervenir, mais ils ne prenaient pas le chemin espéré, ils ne passaient pas par le champ de bataille, ils contournaient le promontoire ou nous étions, j'ai regardé l'empereur qui se battait, désormais rejoint par plusieurs gardes impériaux , je lançais mon cheval au galop, et j'entraînais la cavalerie avec moi, les hussards ailés ne nous avaient pas vus et étaient de flancs, nous avons chargés, lances en avant, ils nous ont vus cents mètres avant que nous les touchions , ils ont tournés , et ils nous chargèrent à leur tour
-POUR L'EMPIRE ! a t-on crié avant l'impact
-DLA POLSKI! crièrent les hussards en retour
et c'est là que les cavaleries se heurtèrent dans du sang et de la peur, les cavaliers étaient transpercés et emmenés en arrière par les chocs, je vis mêmes des poloanais rester accroché à une pique avant que le soldat ne la lâche et dégaine sa lame, notre cavalerie se retourna et nous chargeâmes à nouveau , épées sorties, je fus celui qui ouvrit le bal de l'épée en transperçant la gorge d'un polonais de ma lame, les combats s'intensifièrent , durant des heures nous sommes restés là à nous battre, lame contre lame, les boucliers se brisant, les gorges se coupant, les chairs se transperçant, les hommes tombant, la cavalerie impériale opposée à l'élite polonaise, puis finalement, c'est couverts de sang et sueur que nous avons remarqué que les polonais s'enfuyaient
-ce n'est pas terminé! ils nous faut les terminer! à moi! j'empoignais la dernière bannière encore debout, et je criais 
-Ralliez vous à ma bannière! tous se ramenèrent autour de moi, et  nous sortîmes de ces bois couverts de sang. 
c'est là que nous vîmes le champ de bataille, , un vrai chaos, les polonais, les russes, les impériaux, tous étaient couverts de sang, aucune bannière ne flottait plus, nous aperçûmes au loin l'empereur se débattant comme un lion, nos coeurs nous ont appellés, nous avons chargé, lances en avant , lames sorties, bouclier au bras gauche, rênes en main, et nous avons affrontés nos ennemis dans une effusion de sang , mon cheval fut mis à bas par un groupe de polonais qui coupèrent mes rênes et me firent tomber au sol, je n'arrivais plus à me relever, ma lame était tombée trop loin, un russe leva sa hache au dessus de ma tête, ce fut la sienne qui vola, un chevalier en armure noire et rouge poupre me tendit la main ,il m'aida à me relever quand je la tendit, et me tendit mon épée, je le remerciais , et nous repartîmes dans les combats,le sang gicla de plus belle, je tranchais la jambe d'un de mes adversaires, puis j'enfonçais mon épée dans sa gorge, je parais un coup d'un autre , et je faisais glisser son épée au sol puis avec un coup descendant, je le coupais de part en part ,un soldat arriva par derrière et enfonça son épée dans mon épaule gauche, je me retournais et il frappa ma jambe droite, me faisant tomber à genoux, la douleur était insoutenable, je priais pour qu'il en finisse vite, mai au dernier moment je levais la main droite et enfonçait mon épée entre ses deux yeux , à travers la fente de son casque , et c'est là que je me rendis compte que la bataille était finie. Totalement finie .
autour de moi n'existait plus que des hommes morts, blessés ou agonisants, les rares soldats valides achevaient les ennemis et portaient leurs frères d'armes blessés, les bannières impériales avaient beau flotter, je savais que cette bataille allait choquer les survivants, comment ne pas l'être hormis si on ne possédait pas de coeur? Je n'arrivais pas à me relever, j'était bloqué par le poids de mon armure, un soldat vint m'aider à me relever et me porta jusqu'à une charette transportant des blessés, il m'y déposa , et je suis tombé finalement inconscient dedans, pensant que la mort allait peut être me prendre.

9 janviers de l'an de grâce 1515 (point de vue de Valerius)

j'ai regardé ce champ de bataille et je n'ai vu que la mort, je ne sentais plus la douleur de mes blessures, j'errait comme un fantôme dans mon armure noir, incapable de lâcher mon épée, ma main y était fixée, elle était crispée et impossible à enlever, un de mes hommes arriva, c'était Phobos , il voyait le sang s'échappant de mes blessures et il s'inquiéta pour moi, il se précipita vers moi 
-seigneur vous êtes blessé, vous devez être soigné 
-les étoiles..
-quoi les étoiles?
-elles sont tranquilles elles, elles n'ont pas la pression de perdre des milliers d'hommes, ces morts sont par ma faute, et tout ceux qui vont mourir seront également de ma faute
-seigneur.... c'est la guerre
-je le sais, Phobos je me suis retourné vers lui et je l'ai regardé droit dans les yeux avant de tomber à genoux en regardant la pleine lune
-Seigneur nous devons vous porter à la tente
-Phobos, combien de gardes impériaux sont morts?
-monseigneur ce n'est pas le moment
-combien? 
-mon...
-COMBIEN?! ai-je hurlé de rage en me retournant, réouvrant toutes mes blessures, le sang gicla de plus belle mais la haine et la colère me faisait oublier la douleur
-quarante-cinqs morts, trente sept blessés ... sur une troupe de deux cents gardes impériaux , dont cent qui étaient en réserve
-cette bataille, ces hommes , c'était la première pour la majorité d'entre eux n'est ce pas?
-oui monseigneur.... 
-tu as le droit de m'amener à ma tente maintenant mais récupère mon casque d'abord
-pourquoi seigneur?
-récupère mon casque et ne pose pas de questions 
il partit quelques minutes et retrouva mon casque au bout d'une pique de soldat russe , ces derniers l'avaient brandit en hurlant "votre empereur est mort" aucun des miens ne les avaient crus car je me battais en première ligne aux yeux de tous... il me le donna et je le mis , il me porta alors jusqu'à ma tente où il me déposa en allant chercher les médecins , je m'endormis , et mon sommeil fut habité de milliers de cauchemars , comme d'habitude...
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Valerius Wulfen

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MessageSujet: Re: L'histoire d'un empereur maudit   Jeu 5 Nov - 13:45

(Pour information, envoyez moi un mp si vous pensez que je pourrais améliorer ou corriger certaines choses, et surtout, dites moi si vous appréciez ou pas! ça me gonfle le moral de connaître mes défauts pour pouvoir les corriger pour que ceux qui aiment profitent au maximum de ce que j'écris!)
Lieu inconnu , jour inconnu, année inconnu 

Il faisait noir, il ne pouvait rien voir, il était paralysé , à genoux, ses deux mains étaient crispées sur le pommeau de sa claymore. Son armure noire était couverte de sang, sa longue cape était pleine de trous, son casque était en partie brisé, en un mot , il était dans un état déplorable. ON aurait dit un ange tombé en enfer, il leva son épée et frappa à nouveau en face de lui ne fendant que l'air, il s'appuya sur son épée pour se relever et regarda en face de lui. Il écarquilla les yeux et vomit dans son casque, il lâcha son épée et arracha son casque , continuant à régurgiter tout ce qu'il avait dans le ventre sur le sol, et au moment ou il crut qu'il ne pouvait plus rien vomir, il commença à vomir du sang en grande quantité, ses yeux bloqués sur la montagne de cadavre en face de lui, ces derniers étaient tous des soldats impériaux, leurs bras tordus dans le mauvais sens, leurs organes arrachés, leurs visages exprimant leur douleur et leur désespoir au moment de leur mort, un soldat avait réussi à ramper hors de cette montagne de cadavres, ses tripes traînant sur le sol de terre rougi par le sang, sa main droite était figé , elle était tendue vers l'empereur, ce dernier tout en continuant à vomir son sang se rapprocha de lui et tomba à genoux, il attrapa alors la main tendue du soldat et ferma ses yeux de l'autre main , il lui sembla que le soldat adopta une expression plus détendue, mais c'était uniquement une illusion, l'empereur regarda partout autour de lui , il n'y avait que des cadavres et du sang, le ciel était noir, et le soleil rouge sang, non... ce n'était pas le soleil, c'était la lune qui était ainsi. 
"Cela t'écoeure t-il, Valerius ?" demanda alors une voix féminine 
l'empereur se retourna , et reprit son arme , il regarda en haut de la montagne de cadavre, et devant la lune rouge, sur cette montagne de cadavre, se tenait un ange, un ange aux ailes aussi noires que le ciel, portant une armure aussi sombre que celle de Valerius , l'ange se laissa alors planer jusqu'en bas , en face de Valerius , et d'un geste simple, elle écarta l'arme du chevalier et se rapprocha de lui
-aussi jeune et autant de sang sur les mains... que c'est intéressant ....
-qui es tu?! l'ange enleva son casque , révélant ses longs cheveux noirs tombant jusqu'à ses hanches, ses deux yeux dorés se plantèrent dans les yeux bleus de l'empereur , et en se rapprochant davantage de lui , vint lui murmurer à l'oreille 
-je suis ton salut... nous nous reverrons bientôt ....ne t'inquiète pas, je ne te laisserais pas seul face à tout cela... 
-qui es tu..? quel est ton nom?! 
-je te le dirais bientôt ! en attendant... elle tourna sa tête vers elle , et l'embrassa sans lui laisser le temps de réagir, puis soudain , l'empereur se réveilla.

13 Janvier de l'an de grâce 1515 

-il se réveille!
-dieu soit loué... 
-Empereur! vous allez bien?!
-Phobos... tu appuie sur mes blessures! 
-pardonnez moi seigneur! Valerius ouvrit ses yeux , et apprécia à sa juste valeur la lumière chaude du soleil , autour de lui, Phobos, Démos, Wegner,ainsi que ses lieutenants étaient présents , 
-visiblement tout le monde va bien... 
-pardonnez moi monseigneur mais on devrait dire de ça de vous, nous avons cru votre dernière heure arrivée , vous étiez percé à de si nombreux endroits que nous avons cru à votre mort, mais.... j'ai des doutes sur une chose
-quelle est cette chose?
- toutes vos blessures ont disparu cette nuit, sans laisser de cicatrice, alors que moi, bien moins touché que votre majesté, j'ai encore de nombreux stigmates de la bataille
-ce n'est pas important, le plus important est que je sois rétabli non? peu importe la manière!
-certe monseigneur.... Phobos sourit et aida Valerius à sa relever, Wegner parut soulagé de tout cela, et finit par sortir après s'être assuré que l'empereur allait bien 
-nous allons reprendre la marche, nous allons poursuivre les russes et les écraser..... ici! 
-Ici seigneur? entendu! cette ville représentera notre victoire sur les russes! cette ville se nommait Rostov, et c'était là que le père de Valerius avait trouvé la mort un an auparavant .L'empereur se leva et mit son armure avec l'aide de ses hommes, puis sortit dehors avec Démos, Phobos resta là, un instant, puis baissa la tête, et prit dans sa main sa croix en argent qu'il portait au cou, il la caressa du bout des doigts et murmura en levant les yeux vers la bannière représentant le loup de la maison Wulfen
-ne me forcez pas à recommencer......je n'en n'aurais pas la force monseigneur.... les larmes commencèrent à envahir les yeux du garde du corps, mit son casque et ressortit de la tente , et se dirigea vers l'empereur en train de superviser le départ des troupes vers Rostov
"je l'en empêcherais ... je le jure! je ne laisserais pas cela se reproduire!"
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Valerius Wulfen

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MessageSujet: Re: L'histoire d'un empereur maudit   Ven 6 Nov - 21:33

14 Janvier de l’an de grâce 1515
 
Le vent était froid, la lande était recouverte de givre, il n’y avait pas un seul arbre sur cents lieues à la ronde ,et la route était de terre battue. C’était assez typique de la Russie après tout, à vrai dire, nous n’étions pas vraiment Russie, mais nous étions sur leur territoire, nous nous dirigions vers Rostov, et nous étions en hiver, il faisait froid, le sol était recouvert d’une faible couche de givre, et quand je regardais l’empereur loin au devant de la colonne , je ne pouvais m’empêcher de frémir , son armure noire était recouverte de givre blanc qui le faisait ressembler à un chevalier en armure blanche, et pourtant, il en était l’exact opposé, cela faisait cinq jours que nous nous étions battu sur les rives de la Wizna , et cela faisait cinq jours désormais qu’il avait du sang sur les mains et pourtant, on avait beau raconter que c’était sa première bataille, je n’y croyais , il s’était trop bien battu, il avait trop bien tué pour qu’on puisse penser qu’il était innocent avant cette bataille, j’avais déjà tué auparavant, et en une bataille, il devait avoir tué plus de personnes que moi qui en ait fait une dizaine . sa cape noire traînait sur la croupe de son pur-sang, pendant un instant, moi comme de nombreux de mes hommes , nous avons eu un doute « est-il humain ? »
-Capitaine Wegner !? vous allez bien ?
-euh.. oui.. pardonne moi , soldat, que se passe t-il ?
-ordres de l’empereur, nous devons nous diriger vers le village de Vorlogrod, au nord , nous devons aller nous assurer que les russes n’ont pas laissé de troupes
-je vois… allons-y alors … au galop ! dix septième brigade de cavalerie, en avant ! je faisais tourner mon cheval au croisement sur la route, un panneau indiquait Vorlogrod, 3 lieues , une fois toute ma brigade derrière moi, nous avons chevauchés à vive allure vers le village, puis nous avons vu de la fumée, nous avons encore  augmenté l’allure et nous sommes arrivés là-bas trop tard .

-que s’est-il passé ici… ? murmura un de mes hommes
-ce sont .. des barbares… renchérit un autre soldat
en face de nous se trouvait un village détruit, ravagé, certaines masures se consumaient encore , des cadavres étaient empilés à plusieurs endroits distincts les uns des autres et la majorité de ces tas était brûlé , mais dans ceux non brûlés, remuaient des personnes gravement blessées, des jeunes filles pleuraient et hurlaient de douleur, elles avaient probablement été violées puis poignardées avant d’être jetées dans ces tas de cadavres
-pieds à terre ! portez assistance aux blessés
-à vos ordres capitaine ! les soldats descendirent tout de cheval, et certains vinrent tenir les rênes des chevaux , d’autres s’agenouillèrent et sortirent les rares survivants de ces tas de cadavres , les recouvrant de couverture chaudes et bandant leurs blessures , Je descendis de mon cheval et je commençais à faire le tour du village calciné , rien n’avait été épargné, absolument rien, des enfants en bas-âge jusqu’aux vieillards , je bouillonais de colère face à cela, mais que pouvais-je faire ? tout cela était fini , c’était trop tard, j’entendis des sabots résonner sur les quelques pavés constituant les routes du village en ruine
-capitaine, des soldats russes approchent !
-combien sont-ils ?
-à peu près vingt , et ils semblent protéger une personne importante

-leur bannière ?
-un aigle gris surmontant une plume sur fond bleu
-j’ai déjà vu cette bannière , ne vous inquiétez pas pour cela, allez juste chercher une vingtaine d’hommes, et apportez moi mon cheval, je vais les conduire moi-même à leur rencontre
-à vos ordres , je vais transmettre. le cavalier se détourna et chevaucha vers le corps principal et revint vers moi avec mon cheval et un groupe de soldats
-nous vous suivons capitaine ! je me suis élancé à la rencontre des forces russes , je ne pensais pas que cela allait arriver, les russes baissèrent leurs lances et nous foncèrent dessus
-que… ? soldats ! défendez vous ! mes hommes baissèrent leurs lances et visèrent les russes, le choc se fit tandis que je sortais mon épée, je m’abaissais en arrière pour éviter un coup de lance et dans le même temps mon arme décrivait un arc circulaire qui frappa de plein fouet le soldat russe qui tomba de son cheval , le ventre tranché, puis soudain, une épée particulièrement aiguisée me toucha à la hanche gauche et me fit tomber de cheval ,mes pieds vidèrent les étriers , et je tombais au sol comme une dizaine de soldats des deux camps, je me relevais à toute allure, mon armure ne semblant plus qu’être une plume sur moi, je me retournais et tranchais les pattes et les jambes d’un soldat russe et de son cheval , puis je l’achevais au sol, le combat s’engageait et était très féroce pour un combat qui était censé être simple, je levais mon épée en l’empoignant solidement à deux mains, un russe chevaucha vers moi , j’enfonçais mon épée dans son torse , il tomba de cheval à mes pieds, et leva la main vers le ciel et murmura
-katyusha….
-Je le savais ! je me suis alors retourné, et un coup de hache me toucha dans le dos, et cette fois-ci, mon armure fut transpercée, la hache passa ma cotte de maille, et ma chair fut déchirée , le sang gicla dans mon armure, et je tombais à genoux sur le sol. A peine eu-je levé la tête, je vis une jeune femme en armure bleue et grise ,  qui fut maîtrisée par une dizaine de lances impériales, elle finit par lâcher son arme, et nous cracha dessus

-bande de sauvages ! c’est vous qui avez brûlé ce village ! je ne le vous pardonnerais pas !
-le problème, c’est que ce n’est pas nous qui avons fait cela !
-comment pourrais-je vous croire bande de chiens ?
-en allant demander aux habitants du village, nous étions en train de leur porter assistance… et vous nous avez attaqués , résultat, une boucherie pour un malentendu ! les femmes ne devraient pas faire la guerre
-répète cela…..
-les femmes ne devraient pas faire la guerre, surtout vous, dame Katyusha , vous êtes trop nerveuse pour cela !
-comment connais tu mon nom, chien d’impérial ?
-car nous nous sommes vus à Leipzig , je suis Wegner, j’enlevais mon casque et je me montrais à elle , elle sembla être étonnée puis enleva son casque à son tour, elle avait de longs cheveux bruns, et de grands yeux verts montrant toute sa rage et son étonnement
-toi ? mais…. Comment ? c’est .. impossible ! pourquoi un allemand de la noblesse se trouve t-il dans l’armée de Crimée ?

-c’est une longue histoire, laissez moi vous la raconter… j’ai commencé à parler, et avant qu’on ne s’en rende compte, la nuit était tombée…avec bien plus que de simples loups….
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